Lac Parisien en Île-de-France

(du même auteur et de la même source)
Entre 25 000 et 7 000 à l’époque glaciaire finissante, l’abaissement des niveaux de la Seine et de la Marne, joint à la diminution du volume d’eau dû au recul des glaciers scandinaves et alpins, modifièrent la topographie. Du « lac parisien » il ne resta plus qu’un vaste plan d’eau recouvrant Pavillons-sous-Bois en totalité, Bondy et Bobigny en partie et Drancy presque entièrement : cela à la fin de la première partie du quaternaire appelée Pléistocène.
Quant aux « bras de la Marne », celui de Sevran s’était scindé en deux cours d’eau entourant le plateau limoneux et exondé de Blanc-Mesnil et le bras de Villemomble longeait bien au sud le tracé de la rue de Stalingrad actuelle. Tous trois se regroupaient à l’emplacement de Saint-Denis pour rejoindre la Seine à la hauteur de la future Ile Saint-Denis. Le bras du Perreux rejoignait la Seine entre Charenton et Maisons-Alfort.
Finalement les trois bras venant du nord-est (les deux de Sevran et celui de Villemomble) disparurent complètement pour laisser leur lit, ceux de Sevran à la Molette (ou Moleret) et à la Morée, celui de Villemomble au rû du Montfort.
De plus au Pliocène (fin du tertiaire) il y avait eu un soulèvement général du sol à l’emplacement de la Manche, de la Mer du Nord et du Bassin Parisien et le niveau des mers avait baissé par suite de l’absorption de l’eau par la glaciation. L’Angleterre, la Hollande, le Danemark formaient un seul continent appelé « Plateau Franco-Britannique »
Les cours d’eau, la Seine, la Marne et l’Oise, avaient considérablement augmenté leur volume et leur débit et tendaient à modifier leur lit vers l’aval soit en le creusant et l’élargissant par la masse de leurs eaux, soit par leur divagation en méandres. Les lits de la Seine, de la Marne et de l’Oise étaient devenus très larges et la hauteur des berges s’était élevée jusqu’à 60 mètres. Ces cours d’eau ont laissé des alluvions là où ils s’étendaient. « Tout accroissement des glaciers répond à une recrudescence de l’humidité du climat. Gonflés par des étés pluvieux qui liquéfiaient la masse des neiges accumulées pendant une longue saison froide.
Des volumes d’eau que les conditions climatiques actuelles laissent difficilement imaginer ».
La Marne rejoignait la Seine en trois bras : au nord-est par Sévran et Villemomble, au sud-est par Le Perreux. Leur rencontre formait un immense lac, le « lac parisien » d’où émergeaient des « îles », les hauteurs de Chaillot, de Montmartre et de Belleville.
Les berges de ce lac sont encore visibles. L’emplacement de Drancy était donc complètement ennoyé.

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