Bobigny. 93000. Cahier de Doléances 1789

CAHIERS DE DOLÉANCES DE LA PAROISSE DE BOBIGNY
ÉTATS GÉNÉRAUX 1789
18 avril
CAHIER DE BOBIGNY
Des doléances et remontrances que les gens du tiers état de la paroisse de Bobigny, près Paris, demandent être portées par leurs députés en l’assemblée qui se tiendra devant Monsieur le prévôt de Paris, le 18 du présent mois, pour être ensuite portées en l’assemblée des États généraux convoquée par Sa Majesté, à Versailles, pour le 27 avril 1789.
Les dits gens du tiers état, pénétrés de la plus vive reconnaissance envers Sa Majesté à cause de la facilité qu’elle leur donne de faire parvenir au pied de son trône leurs plaintes et doléances ; et pleins de confiance dans les députés que leurs lumières et leur patriotisme appelleront à l’assemblée des États généraux, osent supplier Sa Majesté d’ordonner que tout ce qui sera arrêté dans la dite assemblée soit exécuté ponctuellement, à moins que par la suite et par l’avis des États de l’État, elle ne croie devoir y ajouter ou diminuer, pour l’intérêt de l’État, son bonheur particulier et celui de tous ses fidèles sujets.
Pour obtenir le redressement de leurs griefs, ils demandent :

  1. La diminution du pain ;
  2. Que tous les ecclésiastiques, nobles ou autres privilégiés, payent l’impôt sans distinction d’ordre, à raison de leurs propriétés ;
  3. La suppression des capitaineries, et, en cas de délit causé par le gibier, que l’on autorise à le faire constater par une seule visite ;
  4. La suppression de la taille, ruineuse pour le cultivateur ; la mise en fonds étant indispensable pour son exploitation ;
  5. L’abolition des droits d’échange et de péage ;
  6. La suppression du droit de franc-fief ;
  7. Un nouveau tarif modéré pour les droits de contrôle et d’insinuation ;
  8. La réunion de tous les impôts en un seul ;
  9. Que, pour prévenir la mendicité, il soit prélevé, sur la masse des impositions de chaque paroisse, un vingtième pour être employé au soulagement des pauvres nécessiteux, à qui il n’en sera fait distribution, au cas qu’ils soient valides, qu’après avoir été employés à des travaux utiles à la paroisse ;

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