Gagny. Cahier de Doléances. 1789. 93220

Cahiers des doléances, plaintes et représentations des habitants, propriétaires de fonds et autres habitants de la paroisse de Gagny.
Assemblés, le dimanche 13 avril 1789 et jours suivants, en la présente année, à l’effet d’obéir à la lettre du Roi donnée à Versailles le 24 janvier dernier, ainsi qu’à l’ordonnance de M. le prévôt de Paris, dont il a été fait lecture au prône de ladite paroisse, ainsi qu’à la porte et entrée de l’église dudit lieu, ensuite affichée où besoin a été.
En conséquence, lesdits habitants s’étant assemblés le 13 dudit mois d’avril, afin de délibérer, ont arrêté généralement, pour envoyer les députés à l’assemblée qui se tiendra devant M. le prévôt de Paris, pour concourir à la rédaction des remontrances, plaintes, doléances et moyens que le Roi demande à ses sujets et pour procéder à l’élection des députés aux États généraux, les articles suivants :
article 1. Les propriétaires, habitants de la paroisse de Gagny, pénétrés de respect et de reconnaissance pour la bonté du Roi qui veut bien rassembler au bien de ses sujets, pour concourir unanimement au bien que Sa Majesté désire procurer à ses peuples, exposent, par le présent, les abus qui subsistent depuis longtemps dans le royaume, et dont les pauvres mercenaires en sont les victimes.
article 2. Les impôts sont payés par les sujets du Roi ; la plupart par la classe malheureuse ; les exemptions, les privilèges sont à l’infini, le riche ne contribue que par les terres qui sont affermées ; dans ce cas c’est toujours la classe moyenne qui paye ; le propriétaire en reçoit toujours l’intérêt du fonds, c’est un revenu dont il ne paye rien, ni des bois, prairies, jardins, grands parcs très spacieux et quantité d’autres avenues d’agrément, dont les terrains sont privés de culture, et par conséquent ne rapportent rien à l’État.

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