1789 Clichy Aunois 93390 Doléances

Clichy-sous-Bois
Cahier Des remontrances, plaintes et doléances des habitants de la paroisse de Clichy en l’Aunois, de la prévôté et vicomté de Paris, assemblés le 14 avril par l’ordre de Sa Majesté et en conséquence de l’Ordonnance de Monsieur le Prévôt de Paris.
Article 1. Leur premier vœu les engage à prier le Roi et l’assemblée de la nation de prendre les moyens les plus efficaces et les plus prompts pour la fixation d’un prix modique à une denrée de la première nécessité, le blé et le pain, et s’il est possible, celui de la viande, le pauvre journalier étant dans l’impossibilité, malgré ses sueurs et son travail, d’atteindre à un si haut prix, et que les fermes soient réduites chacune à 300 arpents.
Article 2. Un second vœu serait la diminution des droits sur les vins, et la jouissance que Sa Majesté accorde dans tous les temps aux pays vignobles d’une certaine quantité de vin exempte de tous droits, en faveur des vignerons, ce qui n’est point exécuté dans le petit vignoble, et que cette faveur s’étende aussi sur les marchands de vin en détail.
Article 3. Un troisième vœu leur fait désirer l’égalité de prix pour le sel par tout le royaume, conformément au vœu de Sa Majesté.
Article 4. Un quatrième vœu serait l’inviolabilité du droit de propriété, et que nul citoyen ne puisse en être privé, même à raison de l’intérêt public, qu’il n’en soit dédommagé au plus haut prix, et que les impôts soient répartis avec égalité sur les princes comme sur les laboureurs, sur les pauvres comme sur les riches.
Article 5. Lesdits habitants désireraient la suppression et abolition de tous les droits et règlements des capitaineries des chasses, et la destruction du gibier qui, surtout dans le voisinage des bois, et entre autres le nôtre, qui en est entouré, dévaste entièrement les récoltes de toute espèce et même les jardins, ce qui oblige les cultivateurs à passer les jours et les nuits d’une bonne partie de l’année à la garde de ce gibier, et en outre ôte auxdits cultivateurs la faculté de payer avec exactitude les charges de l’État.

Ce contenu a été publié dans Doléances. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.